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Genèse de l'Accir |
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Tout commence par une relation dans les années 60 entre un agriculteur près de Reims, François Warnier et, un ami de jeunesse qui lui demande une aide pour un projet au Burkina.
En 1967 il se rend avec Alain Delaunoy au Burkina d'abord pour voir. Leur découverte est la suivante :
Les paysans y vivent dans des conditions épouvantables
Les moyens manuels sont dérisoires
85 % des paysans sont exploités par des marchands et des fonctionnaires
Des jeunes étudiants viennent étudier en France et ne repartent pas dans leur pays
Leurs convictions :
Apporter une aide matérielle
Surtout les faire s'unir
ASSOCIATION = force de réflexion et d'organisation
Avec Philippe Galinou (aujourd’hui Président d’Honneur de Max Havelaar France), technicien à la Chambre d'Agriculture des contacts sont pris auprès de responsables de coopératives. Quelques personnes réfléchissent et cotisent. Le nom ACCIR est donné à une association : Association Champenoise de Coopération Inter Régionale.
Un évènement climatique au Sahel va accélérer la prise de conscience et la décision. En 1973, sur demande du Burkina et de l'Accir, Jean Stoupy responsable à la DDA va en mission. Il se rend compte de la situation sur place. Il rencontre des éleveurs de l'Oudalan (province au Nord) qui ont tout perdu et attendent regroupés dans un camp.
A son retour de voyage, ces quatre personnes décident d'alerter les responsables des coopératives agricoles de la région pour demander une aide qui servira à reconstituer des troupeaux et à réimplanter ces éleveurs dans leur région.
Le millième est lancé. Soit 1 kg par tonne de luzerne ou céréale. La réponse est favorable au niveau des déshydratations et céréaliers. Les trois autres départements adhèrent par la suite grâce à des contacts entre des administrateurs.
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